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HISTOIRE DU NILLe Nil (iteru en égyptien ancien) était le cœur de la civilisation de l'Égypte antique, avec la majorité de la population et toutes les villes de l'Égypte se situant le long de cette partie du Nil au nord d'Assouan. Le Nil a été la colonne vertébrale de la culture égyptienne depuis l'âge de pierre. Le changement de climat, et peut-être une trop grande utilisation des terres comme pâturages, a desséché les terres pastorales de l'Égypte pour former le désert du Sahara, probablement vers -8000, et les habitants ont alors vraisemblablement émigré vers le fleuve, où ils ont établi une économie agricole sédentaire et une société plus centralisée.Pendant trente siècles, seules des felouques et des canges à rames ont navigué sur le Nil de Haute-Égypte. Il n' a fallu que cinquante ans pour qu'une armada de palaces flottants bouleverse le trafic fluvial millénaire. Le rôle du Nil dans la fondation de la civilisation égyptienneLe Nil éternel.La nourriture a joué un rôle crucial dans la fondation de la civilisation égyptienne. Le Nil a été une source intarissable de nourriture. Le Nil rend les terres environnantes très fertiles lors de ses crues annuelles. Les Égyptiens pouvaient cultiver le blé, le riz, et des récoltes autour du Nil, fournissant de la nourriture pour toute la population. En outre, l'eau du Nil attire du gibier tel que le buffle d'Afrique, et après leur introduction par les Persans au VIIe siècle av. J.-C., des dromadaires6. Ces animaux ont pu être tués pour la viande, ou capturés, apprivoisés et employés pour labourer — ou dans le cas des dromadaires pour voyager. L'eau était vitale pour les humains comme pour le bétail. Le Nil était également un moyen commode et efficace de transport pour les personnes et les marchandises. La civilisation de l'Égypte était l'une des mieux structurées de l'histoire. Cette stabilité était la conséquence immédiate de la fertilité du Nil. Le Nil a aussi fourni le lin pour le commerce. Le blé était également échangé, une récolte cruciale dans le Moyen-Orient où la famine sévissait souvent. Ce système marchand a fixé les rapports diplomatiques de l'Égypte avec d'autres pays, et a souvent contribué à la stabilité économique de l'Égypte. En outre, le Nil a fourni des ressources telles que la nourriture ou l'argent, pour lever rapidement et efficacement des armées. Le Nil a joué un rôle important dans la politique et dans la vie sociale. Le pharaon faisait déborder le Nil, et en échange de l'eau fertile et des récoltes, les paysans cultivaient le sol et envoyaient une partie des ressources qu'ils avaient récoltées au pharaon. En contrepartie, ce dernier utilisait ces ressources pour le bien-être de la société égyptienne. Le Nil avait une dimension spirituelle. Le Nil signifiait tant dans la vie des Égyptiens, qu'ils ont créé un dieu consacré au bien-être apporté par l'inondation annuelle du Nil. Le nom de ce dieu était Hâpy et autant lui que Pharaon étaient sensés contrôler la crue du Nil. Le Nil a été aussi considéré comme un seuil entre la vie et la mort, l'au-delà. L'Est était considéré comme le lieu de la naissance et de la croissance et l'Ouest celui de la mort, comme le dieu Rê, le soleil, qui subit ces trois états : naissance, mort et résurrection à chaque fois qu'il traverse le ciel. Ainsi, tous les tombeaux ont été placés à l'Ouest du Nil, parce que les Égyptiens croyaient que pour entrer dans l'au-delà, il fallait être enterré du côté symbolisant la mort. L'historien grec Hérodote a écrit que "l'Égypte était un don du Nil", et dans un sens cela est vrai. Sans les eaux du Nil pour l'irrigation, la civilisation égyptienne n'aurait probablement pas duré aussi longtemps. Le Nil a fourni les éléments qui ont permis la formation d'une civilisation pendant près de trois mille ans. Le commerce de grande envergure le long du Nil depuis des temps antiques peut être prouvé à partir de l'os d'Ishango, probablement la première indication connue de la multiplication, qui a été découverte près de la source du Nil (près du lac Edouard, au nord-est du Congo), os qui a été daté au carbone 14 à près de 23 000 années avant notre ère. La recherche des sources du NilEn dépit des tentatives des Grecs et des Romains (qui n'ont pu traverser les marais du Sudd), l'amont du Nil est demeuré en grande partie inconnu. Les diverses expéditions n'avaient pas réussi à déterminer la source du fleuve. Les représentations hellénistiques et romaines classiques du fleuve représentaient ainsi un dieu masculin avec son visage et sa tête se cachant dans des draperies. Agatharchide relate que durant la période de Ptolémée II Philadelphe, une expédition militaire avait pénétré assez loin le long du cours du Nil Bleu pour déterminer que les crues de l'été étaient provoquées par les orages de pluies saisonnières dans les montagnes éthiopiennes. Mais aucun Européen dans l'antiquité n'est connu pour avoir atteint le lac Tana, encore moins pour avoir retracé les étapes de cette expédition après Méroé.Les Européens ne connaissaient que peu de choses sur les origines du Nil jusqu'aux XVe et XVIe siècles, quand des voyageurs allant en Éthiopie ont visité non seulement le lac Tana, mais sont allés jusqu'à la source du Nil Bleu dans les montagnes au sud du lac. Bien que James Bruce prétend avoir été le premier Européen à avoir vu la source, les auteurs modernes considèrent (avec plus de sources) que le premier est plutôt le père jésuite Pedro Páez. Des Européens s'étaient installés en Éthiopie depuis la fin du XVe siècle, et il est possible qu'ils aient exploré le fleuve au plus près de sa source, mais ils ne pouvaient pas envisager son cours au-delà de l'Éthiopie. Il est très probable que l'un d'entre eux ait visité les sources sans pour autant avoir pu communiquer un rapport sur sa découverte. Le Nil Blanc était encore plus inconnu. Les anciens ont de manière erronée pensé que le fleuve Niger était une des extensions supérieures du Nil Blanc. Par exemple, Pline l'Ancien a écrit que le Nil aurait sa source dans une montagne de la Mauritanie du Sud, qu'il coule sur une distance de plusieurs jours, puis se prolonge sous terre, et qu'il réapparaît sur le territoire des Massaessyles, puis retourne sous le désert pour couler pendant 20 jours jusqu'à ce qu'il atteigne les Éthiopiens les plus proches7. Le lac Victoria a été aperçu pour la première fois par un Européen en 1858 quand l'explorateur britannique John Hanning Speke atteignit son rivage méridional pendant son voyage avec Richard Francis Burton pour explorer l'Afrique centrale et pour localiser les Grands Lacs. Croyant avoir trouvé la source du Nil en voyant cette "vaste étendue d'eau" pour la première fois, Speke a appelé le lac du nom de la reine du Royaume-Uni. Burton, qui avait récupéré de sa maladie et se reposait au sud sur les rivages du lac Tanganyika, s'est indigné du fait que Speke ait prétendu qu'il avait découvert la vraie source du Nil. Burton considérait que cela n'était pas encore réglé. Une querelle publique suivit, qui a non seulement provoqué des discussions intenses au sein de la communauté scientifique, mais aussi beaucoup d'intérêt chez les autres explorateurs souhaitant confirmer ou réfuter la découverte de Speke. L'explorateur et missionnaire britannique David Livingstone échoua dans sa tentative de vérifier la découverte de Speke, en allant trop vers l'Ouest et entrant dans le système du fleuve Congo. C'est finalement l'explorateur américain Henry Morton Stanley qui confirma la véracité de la découverte de Speke, en naviguant autour du lac Victoria et en se rendant compte de l'existence des chutes de Rippon sur la rive nord du lac. C'est au cours de ce voyage qu'il est dit que Stanley aurait salué l'explorateur britannique avec les mots célèbres "Dr. Livingstone, je présume ?" en découvrant l'Écossais malade et découragé dans son camp sur les rives du lac Tanganyika. L'expédition du Nil Blanc, menée par le Sud-Africain Hendri Coetzee, a été la première à naviguer sur toute la longueur du Nil. Elle est partie de la source du Nil en Ouganda le 17 janvier 2004 et est arrivée sans soucis à la Mer Méditerranée à Rosette, quatre mois et deux semaines plus tard. National Geographic a présenté un film sur l'expédition à la fin de l'année 2005 : The Longest River. Le 28 avril 2004, le géologue Pasquale Scaturro et son associé, le kayakiste et réalisateur de documentaires Gordon Brown sont devenus les premières personnes à naviguer sur le Nil Bleu, du lac Tana en Éthiopie aux plages d'Alexandrie sur la Méditerranée. Cependant, leur expédition comprenait beaucoup d'autres personnes, mais Brown et Scaturro ont été les seuls à rester pendant tout le voyage. Ils ont enregistré la chronique de leur aventure avec une caméra IMAX et deux caméras à main dans le film IMAX intitulé Le Mystère du Nil et dans un livre éponyme. Malgré tout, l'équipe a été forcée d'utiliser des bateaux à moteur pour la majeure partie de leur voyage, et ce n'est que le 29 janvier 2005 que le Canadien Les Jickling et le Néo-zélandais Mark Tanner atteignirent la mer Méditerranée. Pour la première fois, les hommes avaient navigué sur la totalité du cours du Nil. Le 30 avril 2005, une équipe menée par les Sud-Africains Peter Meredith et Hendri Coetzee sont devenus les premiers à naviguer jusqu'à la source la plus lointaine du Nil : la rivière Akagera qui commence comme la rivière Rukarara dans la forêt de Nyungwe au Rwanda. Le 31 mars 2006, trois explorateurs de Grande-Bretagne et Nouvelle-Zélande ont prétendu avoir été les premiers à remonter le fleuve de son delta à la vraie source qui se trouve dans la forêt tropicale de Nyungwe au Rwanda. La source la plus haute du Nil naît dans les montagnes du Ruwenzori. Ce nom veut dire faiseur de pluie dans la langue des tribus d'altitude ougandaises. Dans ce massif, l'eau du ciel tombe plus de 300 jours par an. Ses forêts sont une éponge gonflée d'humidité. Les torrents qui se déversent en cataracte sur les fortes pentes de ce cimetière végétal grossissent la rivière Semliki qui alimente le lac Albert, grand déversoir du Nil. |
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